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La fiscalité de l’immobilier locatif vous effraie ? Pourtant, c’est un domaine à ne pas négliger quand on est propriétaire-bailleur.
Rechercher un bien, choisir ses locataires, tout cela devrait venir, idéalement, après avoir réfléchi à la situation fiscale adaptée à votre situation et vos objectifs. Rassurez-vous, rien n’est irrévocable.
Les régimes fiscaux de l’immobilier locatif représentent un sujet très complexe, avec des plafonds, des engagements à moyen terme et des répercussions à long terme.
Alors, essayons ensemble d’éclaircir les points essentiels, pour mieux comprendre les régimes fiscaux de l’investissement immobilier et ainsi, améliorer la rentabilité nette de vos biens.
Pour bien comprendre l’intérêt de la fiscalité immobilière, voici les répercussions que le choix d’un régime fiscal entraînera.
Le montant retenu varie d’un régime fiscal à un autre. Certaines catégories prévoient un abattement forfaitaire, d’autres non.
Bon à savoir : Sachez que, même si vous n’êtes pas imposable (sur vos salaires…), vous serez imposé sur vos loyers perçus. Et ce, même si ces loyers couvrent tout juste le prêt engagé.
Certains régimes fiscaux vous permettent de déduire vos frais et donc de n’être imposé que sur votre bénéfice réel.
Si vous faites le choix d’une déclaration au réel (nous y reviendrons), vous devrez déclarer vos bénéfices locatifs sur ce régime fiscal durant 2 ou 3 ans. Bien que ce régime présente des avantages financiers, il faut prendre le temps d’étudier votre situation comptable sur un exercice de cette durée.
Un particulier peut décider de monter une société pour gérer son parc locatif. Cela donne accès à certains avantages. Cependant, en cas de revente de votre bien immobilier, la taxe sur l’éventuelle plus-value ne sera pas calculée de la même façon : le régime fiscal pour particuliers et pour les sociétés présente des différences à ce niveau. La taxe sur la plus-value sur les sociétés est moins avantageuse.
La fiscalité de l’immobilier locatif peut prétendre aux deux systèmes de calcul des impôts qui existent en France : les impôts sur les revenus (IR) et les impôts sur les sociétés (IS).
Voici un tableau pour vous permettre de vous y retrouver.
Si vous lisez ces lignes, vous êtes certainement concernés par le régime des particuliers. Mais certains opteront pour une SCI à l’IS, dans le cadre d’une succession, par exemple ; c’est donc important de savoir que ce système existe.
Le régime des sociétés devient intéressant si vous décidez de développer considérablement votre activité d’investisseur. Pour devenir loueur professionnel, vos revenus locatifs doivent être la principale source de revenus de votre foyer.
A noter que des charges sociales peuvent s’ajouter, dans le cas des loueurs professionnels et des locations de locaux équipés.
La location nue s’entend pour les biens d’habitation, les locaux commerciaux ou industriels, loués sans mobilier. La location nue dépend des revenus fonciers.
Vous pourrez déclarer vos revenus aux frais réels ou en micro-foncier. Dans les deux cas, votre impôt sera soumis à un barème progressif.
-> Condition : vous ne dépassez pas 15 000 € annuels de revenus locatifs.
=> Vous bénéficierez d’un abattement forfaitaire de 30 %. Cela correspond à une estimation fiscale de vos charges et frais de propriétaire-bailleur. Cela rend la gestion très simple : vous notez la somme de vos loyers dans la case 4BE de la déclaration. La déduction sera calculée automatiquement.
-> Condition : ouvert à tout niveau de revenu locatif, obligatoire pour ceux dépassant 15 000 € annuels.
-> Engagement : 3 ans sans possibilité de revenir sur un régime micro-foncier.
=> Vous pouvez déduire de votre revenu locatif les frais suivants :
Pour savoir si vous devez choisir le micro ou le réel, deux éléments sont à prendre en compte :
La location meublée correspond aux logements à usage d’habitation et aux locaux commerciaux équipés. Les frais quotidiens sont plus importants, car il faut prévoir l’achat et le renouvellement du mobilier et des équipements. Cependant, les barèmes de location sont plus élevés et le régime fiscal BIC tient compte de ces frais dans ses calculs.
Vous serez assimilé à une entreprise individuelle, c’est la raison pour laquelle vous devez faire la demande d’un numéro SIRET (enregistrement en tant qu’entreprise individuelle de loueur meublé non professionnel).
Comme pour les revenus fonciers, vous pourrez opter pour le micro-BIC ou le réel.
-> Condition : 32 600 € (charges comprises) de recettes au maximum
=> Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 % qui correspond à une estimation fiscale de vos frais. La loi vous demande de tenir un livre des recettes et achats.
-> Condition : ouvert à tous, obligatoire pour ceux dont les recettes dépassent le seuil des 32 600 € annuels.
-> Engagement : 2 ans
=> Vous pouvez déduire les mêmes frais que pour la location nue, et déduire également :
– l’amortissement immobilier de votre bien (environ 2 à 3 % de la valeur estimée du bien hors terrain, 5 % pour les locaux commerciaux)
– l’amortissement du mobilier (environ 10 % de leur valeur d’achat)
– les frais de mutation (qui correspondent à environ 6 %, montant précisé dans les frais de notaire)
Attention, ces calculs ne s’improvisent pas et de nombreux barèmes sont appliqués.
Conseil d’expert : faire appel à un expert-comptable spécialiste de l’immobilier peut vous faire réaliser des économies, dans le cas d’une gestion au réel. Il calcule l’amortissement de l’immeuble lui-même et prend en compte tous les frais (dont les frais comptables). Il vous délivre une liasse fiscale professionnelle, ce qui est rassurant dans le cas d’un contrôle des impôts.
Chaque situation personnelle est unique. De nombreux éléments entrent en jeu. Nous vous conseillons de vous renseigner suffisamment ou de demander les conseils d’un agent immobilier, d’un conseiller en gestion de patrimoine ou d’un expert-comptable spécialisé.
Qu’est-ce que la loi du 6 juillet 1989 ?
C’est une loi dont vous dépendez dans le cadre des locations pour logements d’habitation nus.
Il est primordial de vous y référer pour les cas de résiliation du bail. Que vous soyez locataire ou propriétaire, vous devez connaître les erreurs à éviter lorsque vous voulez donner congé.
Voici les 11 erreurs à éviter pour pouvoir donner votre congé en toute tranquillité.
Cela pourrait paraître évident aux yeux de certains, pourtant cet aspect est méconnu de beaucoup. Or, il est primordial.
Selon que vous êtes propriétaire ou locataire, les délais à respecter pour résilier le bail ne sont pas les mêmes :
Les préavis se calculent de jour à jour et incluent les week-ends et jours fériés.
Par exemple : la lettre du locataire est envoyée le 7 avril, le préavis court donc jusqu’au 7 juillet.
Le délai commence dès le moment où le propriétaire reçoit la lettre de résiliation en recommandé.
Cas particuliers où la notification n’est pas valable :
Il est à noter que durant la période de préavis, le locataire doit continuer de payer son loyer.
Exception : si le nouveau locataire entre dans les lieux avant la fin des 3 mois de préavis, suite à l’accord du propriétaire, l’ancien locataire qui a donné congé n’a pas à payer son loyer.
Lors du dernier mois, le loyer est calculé au prorata des jours occupés par le locataire qui a donné congé. Par exemple : s’il quitte le logement le 7 juillet, il ne paiera que les 7 jours de juillet, et non tout le mois.
Dans le cas où le locataire peut bénéficier du droit au préavis réduit à un mois (perte d’emploi, mutation…), il est impératif que le congé soit donné dans un délai très court. L’erreur serait donc de trop attendre avant de donner son préavis.
Des cas de demandes de congé plus de six mois après la perte d’emploi ont été refusés par les tribunaux.

Lorsqu’un propriétaire veut donner congé, il doit le faire à tous les cotitulaires du bail et ce, par lettre séparée.
Faute de quoi, le bail se poursuivra au nom de celui qui n’a pas reçu officiellement sa lettre de congé.
Cette situation est valable pour les conjoints juridiquement cotitulaires du bail de leur logement et ce, même dans le cas où l’un des deux n’a pas signé au moment du bail.
Exception : le propriétaire n’a pas été informé du mariage ou de l’existence du conjoint. En ce cas, le congé notifié par le propriétaire est automatiquement valable pour le cotitulaire.
Remarque concernant le PACS : les concubins signataires sont considérés comme des conjoints, y compris s’ils sont du même sexe.
Lorsque les locataires veulent donner leur congé, tous les titulaires du bail se doivent de donner leur préavis dans les délais et dans les règles. Si l’un des deux oubliait de le faire, le bail se poursuivrait à son nom et il serait donc tenu de payer le loyer.
Pourquoi ?
Parce que selon la loi, le début du préavis commence lorsque le destinataire récupère et signe le courrier en recommandé (ou le courrier signifié par acte d’huissier, dans le cas du congé par le propriétaire, qui a le choix de cette deuxième solution).
C’est donc la date de signature de l’accusé de la lettre recommandée qui est valable comme date de départ du préavis.
Que faire si le destinataire est absent ou ne va pas récupérer tout de suite le courrier ?

Étant donné que la date du début de préavis risque d’être reculée, et donc les délais dépassés, il vaut mieux prévoir un délai plus large et envoyer la lettre avant les trois ou six mois prévus.
Dans le cas où l’accusé de réception tarde à revenir à l’expéditeur qui a donné son congé, il est alors possible de s’adresser à un huissier. Une précaution très utile surtout pour le propriétaire qui doit éviter que son bail soit reconduit d’office si le locataire refuse le courrier de congé.
Le propriétaire ne peut pas donner congé à son locataire dans le but d’utiliser le logement en tant que résidence secondaire.
Il ne peut le faire que pour le récupérer comme résidence principale.
Dans le cas où le propriétaire souhaite récupérer son logement pour lui-même, son conjoint, les descendants ou les ascendants du couple, il doit impérativement mentionner dans son courrier de congé : le nom du bénéficiaire (sous peine de nullité).
Autre erreur à connaître : la personne bénéficiaire de la reprise ne doit pas être exclue par la loi.
Les descendants ou ascendants bénéficiaires doivent être en lignée directe (sont donc exclus les neveux, nièces, etc.)
En effet, dans le cas où l’occupant ne soit pas le titulaire du bail (par exemple un employé ou un membre d’une association), le propriétaire doit donner son congé au signataire du bail (entreprise, association…) et non à celui qui l’occupe.
Il n’est pas rare que des locataires, inquiets de ne pas récupérer leur caution, décident de ne pas payer le dernier loyer. Ils pensent ainsi compenser d’eux-mêmes avec leur dépôt de garantie versé lors de la signature du bail.
Cette pratique n’est pas légale et le propriétaire est tout à fait en droit d’utiliser la caution pour des travaux qui seraient nécessaires après le départ du locataire. Il peut même poursuivre son ancien locataire en exigeant le ou les loyers impayés, si le montant des travaux est supérieur au dépôt de garantie.
Le propriétaire est en droit de donner congé pour vendre son logement.
Pour cela, sa lettre est considérée comme une offre de vente au profit du locataire et doit mentionner le texte de l’article 15-II de la loi du 6 juillet 1989. Ainsi que le prix exact fixé et les conditions de vente.
Pour respecter totalement les formalités, il est recommandé au propriétaire de joindre à son courrier de congé le règlement de copropriété.
Un usufruitier a le droit de donner un congé pour habiter dans le logement, puisqu’il a la libre jouissance du bien et de ses revenus.
Toutefois, il ne peut le vendre qu’avec l’accord du nu-propriétaire qui doit signer pour vendre. Si ce dernier ne signe pas, le congé est nul et donc non recevable.
Il existe des modèles de lettres à respecter.
Ils peuvent se trouver en ligne gratuitement.
Voici les modèles les plus utilisés :
>> Structure de lettre pour résiliation de bail (locataire)
>> Structure de lettre pour préavis de départ un mois (locataire)
>> Structure de lettre pour congé dans le but d’y habiter (propriétaire)
>> Structure de demande de restitution de la caution (locataire)
Il est courant, quand la demande locative est très forte, que les propriétaires demandent au locataire d’avoir un garant tiers pour louer un appartement. Il faut savoir que l’engagement d’un garant est extrêmement important et qu’il ne faut pas l’accorder trop facilement ce privilège à un locataire.
De plus en plus de propriétaires demandent des garanties à leurs locataires pour louer leurs maisons ou leurs appartements à cause du nombre grandissant d’impayés.
Quand le propriétaire fait appel à une assurance loyers impayés, la loi Boutin interdit de cumuler cette garantie avec un garant. Il reste toujours possible de cumuler le garant et la GLI si le locataire est étudiant.
Depuis la loi ALUR, tous les cautionnements sont devenus interdits en cumul de l’assurance loyers payer.
Quand un garant intervient, il faut préparer un maximum de documents à savoir :
La liste peut être plus complète si le garant est chef d’entreprise, par exemple.
Il faut savoir que le garant peut être saisi sur ses salaires ou sur ses biens propres si le locataire n’est pas en mesure de payer ses loyers.
Nous avons déjà signalé qu’il était important de bien réfléchir avant de se porter garant.
La précipitation lorsque le propriétaire ou l’agence demande un cautionnement est si grande que beaucoup s’engagent sans réfléchir. Alors vraiment réfléchissez s’y à 2 fois avant de vous porter garant.
Il faut au préalable rappeler, qu’auparavant, pour se porter garant, il fallait recopier un long texte sur chaque exemplaire original de l’acte, ce qui était très fastidieux.
La loi ELAN à supprimée l’obligation des mentions manuscrites ce qui simplifie grandement la signature d’un tel acte.
Il faut faire figurer sur l’acte de cautionnement :